Renaissance, Chapitre final.

Et voilà, je viens tout juste d'achever la fin de Renaissance, la fin d'une histoire particulière, à la fois merveilleuse et terrible...  
Sans plus attendre, voici la fin de Renaissance !
 
Renaissance, Chapitre final.
Renaissance, Chapitre final.
Cela faisait déjà quelques heures que l'avion filait dans le ciel, au dessus des nuages, traversant un ciel sombre. Casper avait retrouvé Carmen et s'était assis près d'elle, heureux de l'avoir retrouvée saine et sauve. Là, ils discutaient allègrement de tout et de rien, se demandant si ceux n'étant pas parvenus à pénétrer dans l'avion avaient réussi à s'en sortir à travers les sinistres landes de Sidimote.
Casper était inquiet pour Victoria qui ne se trouvait pas dans l'appareil et qui était donc restée à Brâkmar. Il espérait sincèrement qu'elle avait trouvé un moyen d'échapper à Orion et ses dévoués démons Lune. Cependant, peut être que les Soleil s'étaient interposés ?
Le ciel s'était largement obscurci. Carmen s'était assoupie, sa tête ballottant sur l'épaule de Casper qui n'osait plus bouger afin de ne pas déranger la jeune femme. En face de lui, une Sadida d'un certain âge lisait un gros livre à la reliure ancienne et aux pages jaunies par le temps. Des lunettes à la monture en métal rosé couvrait ses yeux verts qui parcouraient rapidement les lignes, avec un intérêt grandissant.
Un jeune garçon qui ne devait pas avoir plus de six ans dormait près d'elle. Il avait des cheveux bruns et lisses qui lui tombaient devant ses paupières étroitement fermées. Dans ses petites mains, il tenait un robot articulé et un dinosaure, nul doute qu'il devait les faire combattre lorsqu'il était éveillé ! Son menton reposait sur sa poitrine, il semblait profondément endormi.
 - Que lisez-vous ? demanda Casper à la Sadida, réprimant un bâillement.
 - « L'Enfant », c'est l'histoire d'une petite fille qui séjourne dans une maison d'un parent proche, pendant des vacances. Dans les parages de cette maison, des événements étranges surviennent alors et la petite cherche à percer le secret du renard blanc et de son ami, Jack, qui semble bien étrange, répondit-elle après un instant.
 - Ça a l'air sympathique, remarqua Casper. Il aimait beaucoup les livres à suspens.
 - Ça l'est, l'auteur sait nous tenir en haleine, et le suspens est très présent. Je suis à plus de la moitié et j'ai déjà peur pour la petite, tout en ayant aucune idée des secrets du Renard et de Jack. J'imagine qu'il y a des indices, mais ils sont très bien cachés !
 - Il faudra que je fasse l'acquisition d'un exemplaire alors !
 - Et bien je doute que vous en trouviez un facilement, j'ai moi-même cherché très longtemps et dans des boutiques très improbables pour le trouver. On dit que ce livre a été interdit, il y a des dizaines d'années et d'un accord commun de Bonta et Brâkmar car il permettrait, après une profonde recherche de trouver un sort très puissant, assez destructeur pour annihiler la moitié du monde... Mais je pense que ce n'est qu'une légende, après tout, j'ai un esprit très observateur et je n'ai remarqué aucune parcelle de magie démoniaque conservée dans ce livre !
 - C'est étrange comme histoire, reconnut Casper, intrigué.
Le jeune homme s'adossa à son siège et observa la couverture du livre, en cuir, où n'était visible que le titre écrit d'une élégante écriture penchée et dorée.
 - Je vais voir où on en est déclara finalement Casper.
Il se leva avec précaution, afin de ne pas réveiller Carmen et traversa les rangées de sièges où la plupart des personnes dormaient. Sans expliquer ce sentiment, Casper sentait la peur lui tarauder le ventre. Il rejoignit Harvey, toujours aux commandes, qui savourait tranquillement un café noir.
 - Nous arrivons bientôt ? demanda le fils d'Osamodas en s'asseyant sur le siège du copilote, vide.
 - Encore deux ou trois heures. J'ai dû faire un grand détour afin de brouiller les pistes. Cependant je ne suis pas convaincu que ça puisse empêcher Orion de nous retrouver, vu la vitesse à laquelle Lunix nous a déniché sur l'île... Les démons se déplacent extrêmement vite, apparemment.
Une secousse ébranla soudainement l'avion. Harvey ne parut pas paniquer, mais l'appareil se mit à trembler. Le Sram saisit un microphone, et déclara, la voix amplifiée :
 - Nous subissons une zone de turbulence, veuillez garder votre calme et ne cédez surtout pas à la panique, ce n'est rien de grave.
Harvey fouilla anxieusement des yeux le ciel assombri. L'avion se pencha de nouveau, la queue piqua vers le sol. Casper qui avait quitté son siège tomba contre la porte qui s'ouvrit, révélant les passagers paniqués collés à leur siège, qui hurlaient à s'en déchirer la gorge. Casper se cramponna de toutes ses forces à la poignée. Mais il ne réussit pas à tenir et fit une longue chute à travers le couloir entre les sièges et heurta le fond de l'avion. Le dos douloureux, le fils d'Osamodas se redressa en chancelant.
L'avion était-il en chute libre ? Il n'eut pas l'impression d'être attiré vers le sol, apparemment, l'appareil était en suspension dans les air, ce qui était plus qu'improbable. La seule explication serait qu'un démon le retenait. Mais comment un démon pouvait-il avoir la force de retenir un engin de plusieurs tonnes ? Et surtout, comment les avait-il retrouvés, alors que Harvey semblait convaincu qu'il avait semé d'éventuels poursuivants avec ses longs détours ? Ou encore, ce démon était-il un allié, ce qui semblait peu probable ou un ennemi qui comptait d'un moment à l'autre lâcher l'avion ?
Les lumières s'éteignirent tout à coup, faisait hurler les passagers de plus belle et plongeant Casper dans le noir, que ses yeux perçants parvinrent cependant à percer. Il voyait presque aussi bien qu'en plein jour, ayant hérité des yeux de son père.
Une forme se matérialisa soudain devant Casper qui prudent, leva ses bras devant son visage en guise de protection.
Des yeux jaunes et flamboyants déchirèrent l'obscurité, une lueur malsaine dans le regard. Un rire caverneux sortit de la bouche de Lunix.
 - Casper, nous nous retrouvons enfin... il était temps, et cette fois tu ne pourras pas m'échapper, ni t'en sortir miraculeusement... Après tout, peut être ai-je trop sous-estimé tes pouvoirs de fils d'Osamodas. Cependant, cette fois, ils ne te sauveront pas ! L'espace de combat est bien trop petit pour que tu puisses avoir l'avantage, tu es fini, Méable !
« Il a raison, songea Casper. Jamais je ne réussirai à me mouvoir tranquillement dans un endroit aussi étroit ! »
Malgré tout, le jeune homme dégaina son marteau et fit face à Lunix qui de nouveau, éclata de rire.
 - Que crois-tu faire, petit ? L'obscurité est mon élément, jamais tu ne me vaincras !
 - Pourquoi ne pas détruire directement l'avion ? demanda Casper, ignorant la remarque du démon.
 - Je voulais ta peau en personne ! Aussi, j'ai demandé à Orion de retenir l'avion le temps de te tuer. Mais j'ai été clément... Je lui ai dit que si tu parvenais à me vaincre, il pourrait vous laisser repartir. Cependant, si je te bats, alors il vous laissera tomber, et il est impensable de survivre à une telle chute... expliqua Lunix, une note de perversité dans la voix.
 - Alors je ne dois pas échouer murmura Casper qui serra son marteau plus fort entre ses doigts.
Il ne pouvait pas invoquer dans un espace aussi réduit, l'invocation ne ferait que le gêner et il ne pourrait plus se mouvoir aussi bien. Comment pouvait-il vaincre Lunix dans de telles conditions ? L'issue du combat semblait évidente. Jamais il ne pourrait tuer un démon aussi puissant, dans un espace aussi réduit...
Lunix attaqua en premier, avec un hurlement bestial, une longue épée noire étant apparue dans ses mains puissantes.
Casper esquiva habilement la première attaque et dû se laisser tomber sur le sol pour éviter la seconde. Lunix semblait lancer toute sa force dans chaque attaque. Le fils d'Osamodas avait déjà mal aux bras et aux épaules mais il tint bon.
Il ne faisait que parer, contenant tant bien que mal les puissantes feintes de Lunix qui semblait jubiler, convaincu qu'il allait vaincre Casper.
Cependant le jeune homme ne pouvait pas perdre, sinon la guerre serait perdue, et une nouvelle fois, il échouerait, il ne parviendrait pas à sauver ceux qu'il aimait. Et ça, c'était hors de question.
Avec un hurlement de rage, Casper lança violemment un coup de marteau dans les côtes de Lunix qui surpris, ne pu parer le coup et hurla de douleur, lorsque le fer heurta la chair, émettant un craquement sinistre.
Casper fit tournoyer son arme au dessus de sa tête et l'abattit de toutes ses forces sur celle de Lunix qui réussit à lever son épée à temps. La puissance du coup se répercuta dans les bras du jeune guerrier tandis que le démon reculait, fixant sa lame fendue avec stupeur.
 - Tu penses pouvoir me vaincre ? hurla-t-il, ses yeux déments lançant des éclairs.
 - Oh oui... Pour mes amis, pour ceux que j'aime, je ne peux perdre ce combat, et c'est ce qui, inexorablement, te conduira à ta perte !
 - Petit insolent !
Abandonnant sa lame ébréchée qui n'aurait pu supporter une nouvelle parade, Lunix se jeta sur Casper qui lâcha son marteau.
Les deux combattants roulèrent sur le sol, Lunix bombardait les côtes du fils d'Osamodas de coups puissants. Ce dernier hurla de douleur lorsque le démon réussit à briser une côte. Casper parvint à placer ses pieds sur le torse de son ennemi et d'une pulsion, parvint à le repousser.
Lunix retomba sur ses pieds et lança un regard goguenard au jeune homme qui se releva avec difficulté, du sang gouttant lentement de sa bouche.
 - C'est tout ce que tu sais faire, fils d'Osamodas ? ironisa le démon avec un petit rire insupportable.
 - Ne me sous-estime pas !
Casper fonça sur son ennemi et le plaqua au sol. Immobilisant les deux bras du démon avec un seul, il frappa de toutes ses forces le visage sombre avec son poing qui fut bientôt maculé de sang. Il avait l'avantage... Saisissant une dague qui pendait à sa ceinture, Casper la leva bien haut, afin que Lunix puisse la voir et avec un hurlement, l'abaissa de toutes ses forces...
Cependant, l'avion se retourna subitement, les sièges se trouvant cette fois au plafond. Le jeune homme fut contraint de lâcher son adversaire qui haletant, se redressa lentement, essuyant sa bouche tuméfiée.
L'appareil continuait de tourner et les deux ennemis furent attiré vers le sol, cette fois, c'était l'avant de l'avion qui piquait vers le sol... Casper heurta lourdement la porte menant au pilote qui s'ouvrit sous le choc. Le jeune guerrier parvint cependant à saisir la poignée et resta suspendu dans le vide, tandis que Lunix continuait sa chute...
Le démon toucha la vitre du cockpit qui explosa sous la force de l'impact. Le verre était censé être résistant, cependant, la masse de Lunix était bien plus supérieure à celle d'un humain. Avec un hurlement, le démon disparut. Casper se sentit attiré vers le trou d'air, ses bras semblaient se déchirer tandis qu'il serrait la poignée de toutes ses forces.
L'avion reprit subitement sa bonne position, et Orion le lâcha. L'appareil fit une chute libre, cependant, Harvey, toujours aux commandes arriva à le faire redresser au dernier moment... Et la poignée céda.
Casper fut aspiré en dehors de l'appareil, l'avion passa devant lui, il esquiva miraculeusement les réacteurs et tenta de s'accrocher à la queue, mais rien n'y fit. Il commença une chute libre... Il était bien trop haut, l'impact le tuerait à coup sûr... Il était temps d'utiliser sa particularité... Celle de fils d'Osamodas.
Fermant les yeux, il se concentra sur ce sort interdit, ce sort que son père lui avait dit d'utiliser qu'en dernier recours, si tout semblait perdu...
 - Les ailes du Destin !
Casper hurla de douleur tandis que d'immenses ailes transperçaient son dos pour s'étendre. La chute s'arrêta aussitôt et le jeune homme plana longuement avant de toucher le sol et de s'effondrer, épuisé.
Jadis, lorsque Casper avait rencontré son père pour la première fois, ce dernier lui avait appris ce sort, utilisable une seule fois dans une vie.
«  Ne l'utilise qu'à bon escient avait dit Osamodas. Un jour, peut être pourra-t-il te sauver la vie. Je te fais ce cadeau mon fils, et puisse le sort t'être favorable... »
Les ailes disparurent et la peau se referma, tandis que la douleur refluait. Casper se tourna sur le dos et observa le ciel sombre.
 - Merci, Père, murmura-t-il avant de s'endormir, convaincu que rien ne l'attaquerait pendant son sommeil. En effet, il se sentait protégé par une force invisible. Osamodas veillait donc toujours sur lui.
Un sourire se peignit sur les lèvres du jeune homme tandis qu'il glissait dans le sommeil, épuisé de sa confrontation avec Lunix.
Renaissance, Chapitre final.

Le calme avait toujours été sa plus grande vertu en tant que démon, et bien d'autres s'énervaient facilement devant son attitude désinvolte. Là, Orion observait avec ennui Lunix qui hurlait de rage, incapable d'admettre sa défaite face à Casper.
 - SI VOUS N'AVIEZ PAS RETOURNÉ L'AVION JE L'AURAIS ÉLIMINÉ ! TOUT EST DE VOTRE FAUTE !
Mais... s'il restait calme, quelle serait la réaction de Lunix ? Orion était curieux de savoir jusqu'à quel point son frère d'armes pouvait être énervé... Lunix avait toujours été le plus turbulent, le plus impatient, mais aussi le plus puissant. Cependant, peut être devait-il le punir afin de lui montrer clairement qui était le maître...
 - Clorn ? Prête moi ton fouet, s'il te plaît.
Les Démons primaires se raidirent en entendant le ton doucereux de leur maître. Lunix se tut aussitôt et tourna lentement la tête vers Clorn, un démon dont le bas du corps était constitué de fumée tourbillonnante.
 - Bien, maître répondit finalement Clorn d'un ton sans réplique, en tendant son fouet qu'Orion saisit.
Le Dieu Lune observa longuement les longues lanières en cuir, terminées par une petite griffe métallique et les caressa doucement. La tête penchée, il semblait profondément enfoui dans ses pensées. Cependant, ses yeux gris fixèrent Lunix, et un petit sourire étira ses lèvres.
 - Lunix, peux-tu avoir l'amabilité de te retourner, s'il te plaît ?
Dévoilant ses crocs, le démon noir obéit et offrit son dos puissant aux omoplates saillantes et attendit en grinçant des dents.
 - Te punir ne m'enchante pas le moins du monde, crois-moi, murmura Orion avec douceur mais cependant assez fort pour que tout le monde entende. Cependant, je ne peux pas te laisser me traiter avec autant d'irrespect, tu en conviens, n'est-ce pas ?
Lunix ne répondit pas, se contentant d'émettre un grondement sourd.
Retroussant les lèvres, Orion frappa alors. Les griffes d'acier déchirèrent la peau, pourtant résistante du démon qui dut retenir un hurlement de douleur, tandis que son sang sombre s'écoulait sur l'herbe des plaines de Cania.
 - J'ai dit n'est-ce pas ? reprit Orion de son ton calme, mais effrayant
 - Oui ! cracha Lunix avec rage, serrant les poings.
 - Bien. Je ne vais pas continuer, nous aurons besoin de tes pleines capacités pour vaincre les douze Soleil et les humains qui se sont alliés à eux. Nous pourrons les éliminer définitivement et ainsi conquérir ce nouveau monde qui ma foi, est assez plaisant.
Les Démons Lune observaient leur maître avec fascination et crainte mélangées, hormis Lunix qui s'était retourné et dévisageait Orion avec haine.
 - Garde ta rancune pour toi, Lunix continua Orion avec un demi-sourire, ou dirige la contre nos ennemis. Nous sommes peu, mais nous avons largement les capacités de vaincre nos ennemis. De plus, les humains sont faibles et fragiles. Nous n'aurons aucun mal à les éliminer. Une autre bonne nouvelle que m'a communiqué notre ami Lunix est que Casper Méable, le fils caché d'Osamodas est hors d'état de nuire. En effet, malgré ses attributs de fils d'un Dieu, il ne peut avoir survécu à une chute d'une telle hauteur.
Orion lissa un pan froissé de son pagne et reporta son attention sur ses sbires.
 - La victoire ne laisse aucun doute à condition d'avoir un plan suffisamment stratégique. Il faudra frapper lorsque nos ennemis de n'y attendront pas et ainsi, leur porter un coup au c½ur.
Les démons approuvèrent avec ferveur.
 - Bien, à présent nous pouvons nous mettre en route, nous en avons pour environ cinq heures de marche avant d'arriver à Bonta... N'allons pas trop vite, nous devons économiser nos forces.
Les douze Démons Lune se mirent en marche, Orion à l'avant du groupe.
 - Oh et encore une chose, déclara soudain le Dieu Lune. Darken est à moi.


Renaissance, Chapitre final.

Victoria ne se lassait pas de se prélasser dans les bras de James et d'embrasser le garçon. Même si la situation était plus ou moins critique, puisque Bonta était menacée par les treize Démons Lune. Darken ne cessait de parcourir la ville qu'il venait de débarrasser du virus et ce, définitivement. En effet, il avait crié quelques paroles et aussitôt, des milliers de zombies s'étaient rassemblés devant lui. Il n'avait alors eu qu'à tous les vacciner, avec l'aide de quelques courageux qui n'avaient pas eu peur de se faire déchiqueter. Heureusement, aucun incident n'avait eu lieu et à présent, des milliers de femmes, hommes, vieillards et enfants s'étaient réunis dans différents écoles, hôpitaux ou encore dans des stades et l'arène.
La ville, en dehors des rues et des lieux publics était intacte. En effet, les morts-vivants allaient rarement se terrer dans les immeubles, préférant des coins humides tels que les ponts et les égouts.
Darken était à présent certain que plus aucun mort-vivant était encore dissimulé à Bonta et prévoyait déjà de rejoindre Brâkmar où il appellerait toutes les créatures afin de les vacciner. Bien que plus de la moitié des seringues aient été utilisées pour Bonta, Darken affirmait qu'il pouvait en créer facilement à partir de son sang et il passait des journées entières à élaborer le vaccin et s'entraîner pour la confrontation à venir contre les Démons Lune.
Victoria et James s'entraînaient aussi, bien évidemment. Ils étaient sous la surveillance de Vector, un Roublard qui semblait très puissant et connaissait beaucoup de techniques de corps à corps qui pourraient leur être utile. Il y avait plusieurs groupes de trois, entraînés par un professeur et leur camarade n'était autre que Gauthier qui faisait des nets progrès dans la manipulation des épées et dans sa précision à l'arme à feu, déjà impressionnante.
Le Pandawa s'acharnait sans relâche, il semblait vouloir prouver sa valeur et plusieurs fois, Victoria avait senti le regard désespéré de son ami dans son dos. Ça lui faisait mal de le voir comme cela mais que pouvait-elle faire ? James était celui qu'elle avait aimé dès le premier regard et bien qu'elle éprouvait de l'affection pour Gauthier, elle ne ressentait pas pour lui de l'amour. Et elle savait bien que ça rendait son ami malheureux.
Les trois compagnons s'entraînaient au lancer de couteau. Gauthier se révélait particulièrement doué, comme à son habitude, mais pour Victoria et James, c'était une autre histoire.
La jeune fille avait réussi à planter le couteau dans la botte de Vector qui avait sautillé à travers toute la salle et James avait fait rebondir le couteau qui avait fini sa course dans une vitre qui avait explosé sous l'impact.
 - Viens, je te montre dit chaleureusement Gauthier en se plaçant près de Victoria.
Il lui fit lever son bras.
 - Tu dois garder ton bras le plus droit possible, sinon le couteau risque d'être de travers et ainsi, ne pas se ficher dans l'ennemi. De plus, il est préférable de le tenir par la lame lorsque tu l'envoies, afin d'éviter que ce soit la poignée qui touche l'ennemi. Comme ça.
Tenant toujours le bras de la jeune fille, il pratiqua un arc-de-cercle vertical et lança le couteau qui se ficha dans la poitrine de la cible.
 - Essaye de viser un peu plus haut que ton ennemi, car la lame redescend rapidement. De plus, essaye de prévoir ses mouvements et vise un peu avant pour avoir de meilleures chances de l'éliminer.
 - Merci Gauthier...
 - Pas de quoi ! Je file aider James.
Troublée, Victoria frotta son bras, un étrange sentiment enserrant son ventre et elle observa Gauthier avec une peur inexplicable. Que se passait-il ?
Le Pandawa fit faire les même mouvements à James qui parvint cependant à louper la cible d'une bonne cinquantaine de centimètres. La jeune fille remarqua qu'il ne lui avait pas tenu le bras comme à elle.
Les portes de l'arène s'ouvrirent subitement et un jeune homme pâle et maigre fit son entrée, marchant directement vers Vector qui semblait désespéré devant la performance de James.
 - Que se passe-t-il ? demanda le Roublard en haussant un sourcil.
 - Les Démons... Ils attaquent.
 
 
                                                                        *
 
Accoudée au rempart, Victoria observait avec colère et peur mêlées les douze Démons, petites silhouettes se dessinant sur le sol qui attendaient patiemment, devant Bonta. Darken se posta près de la jeune fille et observa Orion, dont le pagne blanc brillait comme un petit soleil.
Malgré la présence proche des treize Démons Soleil, de James, Gauthier et Vector, Victoria ne se sentait pas en sécurité. Elle déglutit et serra plus fort son épée, jetant un coup d'½il aux autres combattants postés sur le rempart.
Elle reconnut Harvey, son éternel manteau couvrant son crâne, Missiz Frizz qui observait gravement les ennemis de son ½il unique et enfin Thomas qui avait dégainé son étrange pistolet violet.
Elle ne voyait Casper nul part, il était probablement mort. Se retenant de pleurer, elle enserra la main de James sous le regard douloureux de Gauthier.
La voix d'Orion transperça le silence, Victoria détestait déjà ce ton calme et doucereux.
 - Et bien, Darken, tu t'es entouré d'alliés pour le moins étranges ! Tu crois pouvoir nous vaincre avec une poignée d'humains ? Alors qu'ils sont faibles, si fragiles. En d'autres termes, inutiles ! Ta faiblesse de leur accorder ta confiance et de les chérir comme tes amis te conduira à ta perte !
 - Non, Orion... Ils ne sont pas faibles et n'oublie pas que c'est grâce à un humain que tu es parvenu à souiller notre monde de ta présence ! Tu nous sous-estimes et c'est ce qui te conduira à la mort ! Ta faiblesse à toi est de ne pas avoir d'ami et d'être seul, sans-cesse ! C'est à cause de cela que tu ne me vaincras jamais !
 - Tu as perdu toutes tes origines, Darken, répliqua Orion avec ce calme agaçant. Tu n'es plus qu'un être faible, et je prendrai un malin plaisir à t'éradiquer toi et tes amis !
 - Peut être que j'ai perdu mes origines, comme tu dis. Des origines sombres, violentes et malveillantes. En échange j'ai gagné mon humanité et je sais ce qu'est l'amour, l'amitié et le sacrifice, alors que toi, à jamais, tu n'aimeras que toi... Et tu seras FAIBLE !
Le dernier mot résonna longuement dans les plaines de Cania et sur les routes menant à la campagne. Campagne dans laquelle Victoria avait grandi...
Elle secoua la tête, ce n'était pas le moment de sombrer dans la mélancolie.
Orion éclata d'un rire malveillant, l'éclat de ses vêtements sembla se ternir légèrement. Allait-il révéler sa véritable apparence ?
 - Bien, reprit-il, réussissant une nouvelle fois à contenir sa colère. Il est temps d'en finir, alors. Adieu Darken.
Les douze démons foncèrent soudain à toute vitesse vers les alliés qui se préparent à subir le choc de plein fouet... Seulement, seul Orion heurta Darken, emportant au passage un Démon Soleil appelé Arcan.
Les autres ennemis se changèrent en fumée lorsqu'ils heurtèrent les remparts. Médusée, Victoria recula d'un pas.
 - Que... marmonna un soldat en haussant les sourcils.
Il fut soudain transpercé d'une longue griffe. Un démon qui n'avait qu'un seul ½il se tenait derrière lui. Il ouvrit soudain une bouche immense et mordit le soldat qui fut arraché en deux à la base de la taille.
Victoria fut bousculée et chuta du rempart. Elle tomba miraculeusement dans une charrette remplie de foin. Jurant pour ses cheveux à présent décoiffés, elle se débattit un instant et réussit à sortir. Elle observa le combat entre Darken et Arcan qui affrontaient Orion à deux.
Ce dernier se battait merveilleusement bien. De plus, il était magnifique, ses longs cheveux blancs volant au grès de ses mouvements, son corps souple et musclé esquivant et attaquant.
Arcan, un démon ressemblant à Darken, mais n'ayant pas d'ailes attaqua en premier, soulevant une lourde épée qu'il abattit de toutes ses forces sur le Dieu Lune qui évita le coup sans difficulté et leva le bras. D'une seule attaque, il parvint à assommer Arcan qui s'effondra sans un bruit sur le sol de pierre de Bonta.
À présent, les deux dieux rivaux se faisaient face, un sourire victorieux étirant les lèvres d'Orion.
 - Tu ne peux me vaincre, Darken, je me suis entraîné sans relâche pour te vaincre définitivement ! Jamais tu ne m'élimineras et une fois que tu seras mort je ferais de ce monde un enfer sanglant !
 - Je ne te laisserai pas faire !
Les ennemis se firent face. Le masque de Darken fixait les yeux gris d'Orion qui souriait d'un air insolent, comme pour défier le Zobal.
 - Alors, qu'attends-tu, Darken ? As-tu peur de moi ?
Avec un hurlement de rage, Isaac fonça sur Orion qui esquiva habilement chaque attaque. Les deux démons semblaient de force égale, aucun n'arrivait à blesser l'autre. Les mouvements de chacun étaient extrêmement rapides, ils en étaient même flous. Victoria avait du mal à suivre chaque action. Soudain, Orion parvint à porter un coup à Darken. Celui-ci fut propulsé contre le rempart et le heurta avec une telle force qu'il laissa un trou qui avait pris la forme de son corps.
Le Dieu Soleil s'agenouilla avec difficulté, ses bras écorchés tremblant comme des feuilles. Du sang goutta de son masque pour s'écraser et s'étendre sur le sol.
 - Je vois que ta force n'a pas diminuée avec le temps, haleta-t-il en se redressant de toute sa hauteur.
Les épaules droites, Darken enleva son masque de classe, dévoilant ses yeux gris et son affreuse cicatrice qui lui traversait le visage. Il mit un masque du psychopathe en place et se tint aussitôt avachi, les épaules en avant, les bras pendants, les jambes écartées.
 - Cependant, avec ce masque, jamais tu ne me vaincras, je suis bien trop puissant !
Isaac s'élança vers Orion qui se contenta de sourire et d'esquiver une nouvelle salve d'attaques. Des dagues apparurent soudainement dans les mains du Zobal qui réussit à en planter une dans l'épaule du Dieu Lune et entailler la poitrine découverte avec l'autre.
Orion recula sans un bruit et avec un froncement de sourcil, arracha la lame fichée dans l'os. Le sang gicla, mais il ne s'en préoccupa pas le moins du monde et attaqua à son tour. Il réussit à décocher un coup de pied sous le menton de Darken qui fut légèrement soulevé du sol. Orion balança alors son poing sur l'estomac de son ennemi qui de nouveau, heurta le rempart. Cependant, Isaac prit appui sur le mur et dégainant deux nouvelles dagues, les ficha dans le torse d'Orion qui hurla de douleur et donna un coup de coude aux tempes de son adversaire.
 - Il est temps pour toi de mourir, Darken !
Le Démon Lune décocha une série de coup surpuissants et aucun ne ratèrent Isaac qui fut propulsé au sol. Orion ne s'arrêta pas là et continua de frapper, bientôt, la pierre se craquela autour d'eux. Se redressant et toujours aussi silencieux, il fit apparaître une longue lame fine qu'il planta dans le torse de Darken.
Le sang gicla de la bouche de ce dernier et son corps, après un dernier tressaillement, s'affaissa. Il ne bougeait plus.
 - Non ! hurla Victoria, dévoilant sa cachette à Orion.
Le démon vainqueur se retourna lentement, un grand sourire sur le visage, une lueur victorieuse dans le regard.
 - N'avais-je pas dit que je le vaincrai ? À présent cette guerre va s'achever sur ma victoire, comme je l'avais prédit ! Et toi, tu vas mourir avec lui...
Orion récupéra la dague ensanglantée que Darken lui avait planté dans l'épaule qui reposait à sa ceinture et sans attendre, la lança vers Victoria.
La jeune fille était tétanisée, le temps semblait avancer à une lenteur désespérante, elle pouvait détailler chaque mouvement de la dague qui tournoyait dans les airs...
Dans une seconde elle allait prendre le coup mais... Un corps s'interposa entre l'arme mortelle et la jeune fille. La lame se ficha avec un bruit mat, et l'homme tomba lourdement sur le sol, sans un cri.
 - Non !
Victoria se pencha au dessus du corps et le tourna vers elle. Sa gorge se noua, elle eut soudain du mal à respirer, des larmes se mirent instantanément à couler de ses yeux émeraudes.
La lame s'était profondément enfouie dans la poitrine de Gauthier, nul doute que le c½ur était touché. Victoria ne pouvait rien faire.
 - Gauthier, non !
 - Victoria...
 - Pourquoi ! Pourquoi t'es-tu interposé ? Tu ne mérites pas de mourir, non, non, non... POURQUOI !
Les yeux du Pandawa fixèrent intensément ceux de la jeune fille. Elle y lu un tel amour qu'elle chancela, choquée.
 - Je... car... je... Je t'aime et... Je ne pouvais pas laisser la personne... la plus chère à mes yeux mourir ... je... ne me le serais jamais pardonné. Je...
 - Non ne t'en vas pas, essaye... essaye je t'en supplie !
 - Tu es une personne merveilleuse... tu sais... j'espère que James prendra soin de toi... J'espère que tu seras heureuse toute ta vie. Adieu Victoria Tomik, le dernier souvenir que j'emporte de toi... est ton merveilleux visage... je t'aime...
Le regard de Gauthier devint vide, son corps inerte, sa main desserra celle de Victoria.
Une nouvelle fois, tout semblait s'écrouler autour d'elle. La mort l'accompagnerait donc toute sa vie ? Était-elle condamnée à voir mourir tous ses proches ?
D'abord ses parents, puis Ryko, James qui bien heureusement, avait été ressuscité et maintenant Gauthier, son meilleur ami ?
 - Jamais je n'aurais cru qu'un humain puisse faire preuve d'un tel dévouement, ricana Orion. Sacrifier sa propre vie pour sauver celle d'un autre... C'est pathétique !
Des larmes de rage et de douleur coulaient le long des joues de Victoria qui se redressa lentement, une ombre cachant ses yeux. Elle tremblaient des pieds à la tête, les bras le long de son corps, les poings serrés.
 - Non... Ce n'est pas pathétique ! hurla-t-elle soudainement en redressant le visage. C'est même beau, c'est cela qui différenciera toujours les démons dans votre genre des humains ! Nous sommes capables d'aimer et de sacrifier notre propre vie sans la moindre hésitation pour les personnes que l'on aime ! C'est pour cela que vous perdrez ! Car jamais vous ne connaîtrez l'amitié, le réconfort, l'amour ! Et qu'à force de vous battre seul, vous finirez par mourir, de désespoir, de peur, la peur de mourir seul...
 - Ahahah, très joli discours ! Cependant, vois-tu, je n'ai jamais eu peur de mourir seul. C'est un choix que j'ai fait il y a bien des années lorsque je suis devenu le Dieu Démon Lune... Choisir un Duel Mortel à vie vous oblige à mourir seul, sauf si vous parvenez à tuer votre adversaire. Mais de toute façon, je suis immortel, je ne mourrai donc pas...
 - Mais vous vivrez seul... et un jour, la solitude vous rattrapera, et c'est à ce moment-là que vous regretterez d'être né démon et pas humain.
Orion ne répondit pas, se contentant de caresser la lame de son épée mince à la lame tranchante.
 - Et bien nous verrons... En attendant, je vais en terminer avec toi et tous tes amis. Peut être que tu seras près d'eux, mais lorsque tu seras morte, plus personne ne t'accompagnera.
 - Vous ne me tuerez pas, murmura la jeune fille en saisissant la lame de Gauthier, imprégnée de sang, qui avait glissé près du corps.
   Vous ne me vaincrez pas car je combats par amour, et que cela me protégera. Gauthier veille sur moi... Et il ne permettra pas que je puisse mourir après lui, pas après un tel sacrifice.
 - Alors viens, petite vantarde ! Je t'attends !
Victoria et Orion foncèrent l'un vers l'autre au même moment, leurs épées se heurtant dans un jaillissement d'étincelles. Un enchaînement de coups violents se mit en place, le Dieu Lune ouvrit de grands yeux devant l'habileté de son ennemie.
La jeune femme tenta une feinte sur la gauche puis fit décrire un arc-de-cercle avec la lame qui toucha l'épaule blessée d'Orion qui ne put retenir un gémissement de douleur.
 - Tu es plus habile que ce que je pensais, c'est bien !
Sans répondre, Victoria continua d'attaquer et bientôt, le corps de son ennemi fut couvert d'estafilades. Elle ne semblait ne jamais s'épuiser, alors que lui commençait déjà à être hors d'haleine ! Quel était ce maléfice ? Une simple humaine pouvait-elle avoir la force de le vaincre ? Non ! C'était impossible.
La dernière attaque de Victoria propulsa Orion à terre. Haletant, il se redressa vivement et observa son adversaire avec incrédulité.
 - Comment peux-tu... Tu n'es pas humaine !
 - Oh si je le suis... mais ne vous avais-je pas dit que je vaincrai ?
 - Ce n'est pas terminé... tu as réussi à m'énerver !
La somptueuse apparence d'Orion changea soudainement. La taille de son corps doubla de volume, tandis que sa peau devenait violacée et plus musclée. Des ailes déchirées jaillirent de son dos, des crocs monstrueux dépassèrent de sa bouche.
 - Et maintenant.. Tu penses encore avoir la moindre chance !?
Terrifiée, la capitaine recula d'un pas et faillit buter contre le corps de Gauthier. Elle déglutit. Orion avait-il raison ? Était-elle incapable de le vaincre ? Gauthier était-il mort en vain ?
Orion s'apprêtait à se lancer sur elle et la déchiqueter... elle ne pouvait rien faire mais...
Le Dieu Lune fut incapable de bouger ! Darken le retenait ! Ainsi il n'était pas mort et Orion avait raté le c½ur !
 - Victoria, le couteau de lancer, vite !
Atterrée, la jeune fille tomba à genoux devant Gauthier et serra le manche du couteau...
 - Vite !
 - Elle n'aura jamais le courage, Darken, ironisa Orion qui se débattait vainement. Jamais elle n'osera extirper le couteau du corps de son soit-disant ami, et me le planter en plein c½ur.
La jeune femme ouvrit de grands yeux, sentant la rage se répandre jusque dans ses veines. Oh si elle le ferait ! Pour Gauthier, elle le ferait ! Il n'était pas mort en vain, il était temps d'en terminer définitivement avec le démon !
Avec un hurlement de rage, elle arracha le couteau de la poitrine de son ami. Le sang gicla à son visage tandis qu'elle se relevait lentement. Lorsqu'elle vrilla son regard dans celui d'Orion, elle y lut la peur.
 - Tu vois, je t'avais dit que tu mourrai. Et seul.
Se concentrant, se rappelant les paroles de Gauthier, Victoria ferma les yeux et s'apprêta à lancer le couteau...
«  Reste calme, tu peux y arriver, pour lui, tu peux le faire... »
Elle rouvrit les yeux. Elle était certaine de ne pas rater son coup...
Elle lança le couteau. Il semblait aller au ralenti, chaque regard était vrillé sur l'arme blanche, les yeux terrifiés d'Orion allant de son c½ur à la lame mortelle.
Le couteau se ficha dans la poitrine du Dieu Lune, et transperça son c½ur. Orion émit un hurlement inhumain et tomba à genoux sur le sol.
 - IMPOSSIBLE ! hurla-t-il, incrédule.
Il s'effondra sur le sol, mort.
Les douzedémons restants observèrent son corps avec stupeur, puis disparurent, ne laissant qu'un mince filet de fumée et une rafale de vent derrière eux.
 - L'ennemi est en perdition, nous avons vaincu ! hurla un soldat posté sur le rempart en levant le bras en signe de victoire.
 - C'est terminé, déclara doucement Darken en serrant Victoria dans ses bras.
Se laissant aller à l'étreinte du démon, la jeune fille pleura. Elle pleura toutes ces guerres incessantes et ces morts inutiles. Et elle pleura la mort de son meilleur ami.
 
 
                                                                         *
 
Darken était assis sur le lit de sa chambre. Il avait très vite récupéré de ses blessures physiques, mais tout le monde sait que les blessures les plus douloureuses, sont celles du c½ur... Oui, il repensait à toutes ses erreurs, à la mort de Carly, l'amour de sa vie, il retraçait son chemin et ne parvenait pas à trouver de bonheur. Mais après tout, il n'était qu'un démon. Il avait eu des amis, mais n'avait pas su les garder et jamais il n'en aurait d'autres...
Victoria fit soudain irruption dans la pièce. Elle lança un regard hésitant à Darken et s'assit près de lui, fixant ses yeux gris. Ses masques de Zobal étaient au sol, mais quelle importance d'afficher son visage mutilé, de toute façon ?
 - Tu sais, lorsque j'ai fait face à Seifer, dans les landes de Sidimote... j'ai pu parler à sa famille.
Isaac se retourna subitement vers la jeune fille et sursauta violemment. Avait-elle parlé à Carly ?
 - J'ai aussi parlé à la s½ur d'Arty et Seifer... et elle m'a dit de te rapporter quelques paroles.
Sans répondre mais le c½ur battant, Darken fixa intensément les yeux émeraudes de la capitaine.
 - Elle m'a dit de te dire que ce n'était pas ta faute si elle avait succombé et que tu ne devais absolument pas t'en vouloir. Elle ne supporte pas de te voir ainsi... De plus, Arty t'as pardonné, il était aveuglé par le chagrin.
 - C'est... vrai ? demanda le Zobal, un tremblement dans la voix.
 - Oui.
Darken fondit en larmes et serra Victoria contre son c½ur.
 - Merci, oh merci... je suis enfin en paix...
La jeune femme, surprise se contenta de sourire. Jamais elle n'aurait cru qu'un démon puisse pleurer.
 - Bon, il est temps d'y aller, déclara Isaac en se redressant.
 - Oui.
 - Pars devant, je te rejoins.
 - D'accord, à toute à l'heure et Darken ? Tu es quelqu'un de bien. Tu es mon ami, ne l'oublie pas.
Victoria sortit de la chambre et Darken entra dans une petite salle de bain. Il observa longuement son reflet dans le miroir et passa un doigt sur sa cicatrice. Lorsqu'il le retira, elle avait disparu.
 - Mon ami, tu m'as pardonné... Merci.
Avec un sourire de joie, le démon suivit son amie, le c½ur en paix, pour une fois.
 
                                                                         
                                                                        *
 
Victoria faisait face à l'assistance, tout de noir vêtue qui l'observaient en silence. Debout sur l'estrade, devant le microphone, ses cheveux et le bas de sa robe sombre flottants au grès du vent, elle s'avança et prit la parole, ses yeux émeraudes balayant des yeux chaque personne présente.
 - Aujourd'hui est un jour triste. Même si nous avons obtenu la victoire et avons débarrassé le monde du redoutable Dieu Démon Lune, des camarades, des frères d'armes, des amis sont morts pendant la bataille...
Elle s'interrompit un instant et fixa les yeux gris de Darken.
 - Aujourd'hui, mon meilleur ami est mort. Gauthier. Il s'est interposé entre la mort et moi et m'a sauvée la vie, tout en donnant la sienne. Et je suis persuadée qu'aucun de nous de l'oubliera jamais...
Des pleurs se firent entendre de l'assistance. Victoria vit une silhouette solitaire, loin derrière les autres et reconnut Casper avec joie. Ainsi il était en vie.
 - On raconte que les anges existent vraiment, dans notre monde. Et que le plus bon de tous est appelé Aewing. Un ange protecteur qui protège les personnes qui en ont véritablement besoin.
   Peut être que je ne crois pas aux anges, cependant je pense pouvoir dire une chose sans gêne. Gauthier m'a sauvé, il m'a protégée... il était mon ange protecteur. Il était mon Aewing.


Et voilà, Renaissance se termine sur cette belle dédicace pour mon ami IG Aewing qui a arrêté de jouer à Dofus il y a quelques temps.
OLF NE TE SPOIL PAS 
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Désolé lecteurs, c'est pour qu'OLF ne se spoil pas comme à la fin d'Infectés !
Merci d'avoir lu cette oeuvre !
 
Dernière chose : Dernière lettre de la suite...
 
Renaissance, Chapitre final.
Donc ça fait D______K... Trouverez-vous le titre ? :D

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Comments :

  • Dark-phire

    17/12/2013

    Visiteur wrote: "Ouai j'ai vu l'annonce #impatience^^"

    ^^

  • Visiteur

    17/12/2013

    Ouai j'ai vu l'annonce #impatience^^

  • Dark-phire

    17/12/2013

    Visiteur wrote: "demoniak deja lu j'attend la suite^^ j'ai commencé direct a demmoniak en faite
    Ossa-calme
    "

    je pense sortir le chapitre 10 ce soir ou demain !

  • Visiteur

    17/12/2013

    demoniak deja lu j'attend la suite^^ j'ai commencé direct a demmoniak en faite
    Ossa-calme

  • Dark-phire

    17/12/2013

    Visiteur wrote: "vraiment une tres bonne fin et un belle dedicace a aewing que j'avais oublié depuis le temps
    Ossa-calme
    "

    héhé merci :) ! T'en arrives à démoniak du coup, le meilleur "tome" !

  • Visiteur

    17/12/2013

    vraiment une tres bonne fin et un belle dedicace a aewing que j'avais oublié depuis le temps
    Ossa-calme

  • Dark-phire

    16/01/2013

    Team-TKL wrote: "D'ailleurs ton livre avance ou tu attends encore? ^^"

    J'attend d'avoir fini mes quelques RP de prévus ^^

  • Team-TKL

    16/01/2013

    D'ailleurs ton livre avance ou tu attends encore? ^^

  • Dark-phire

    16/01/2013

    Team-TKL wrote: "C'etait pour dire que la fin etait tres bien ^^
    T'as pas pensé a tout la :p
    Je vais aller voir sa :p
    Ah oui en effet xD
    C'est en t'entrainant que tu deviens meilleur :)
    "

    C'pour ça que j'fais des RP, pour m'entraîner pour mon livre ^^
    Mon entourage me demande tout le temps pourquoi j'écris pas mon livre, j'dois toujours leur répéter x)

  • Team-TKL

    16/01/2013

    C'etait pour dire que la fin etait tres bien ^^
    T'as pas pensé a tout la :p
    Je vais aller voir sa :p
    Ah oui en effet xD
    C'est en t'entrainant que tu deviens meilleur :)

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