Renaissance, Chapitre 10

1 jour de retard, très exactement 58 minutes à l'heure où je vous écris et je ne m'en excuse pas du tout. J'ai accès à l'ordi pendant mes vacances, je n'ai donc pas fait un article hors-ligne et je suis rentré assez tard aujourd'hui. De plus, j'ai un peu joué à MW3 avec mon cousin (après un bain nocturne où je l'ai menacé de prendre ses dents. Il ne manquait que les filles qui tombaient le haut D:)
 
Bref, donc cette fois je n'oublie pas le Résumé, j'ai juste la flemme de vous le mettre xD... Non aller, j'suis gentil ! Pour une fois.
 
Résumé du chapitre précédent :
 
La survie de Casper est improbable, en effet, il vient de faire une chute de plusieurs centaines de mètres. Ses caractéristiques de fils d'Osamodas ont-elles réussi à le sauver ?
Pendant ce temps, Vector, un Roublard faisant partie de l'équipe de Casper continue de grimper et rencontre Seifer, qui lui révèle ses intentions de libérer Orion, le dieu démon Lune, qui lutte éternellement contre Darken, le dieu démon Soleil. Ainsi, vingt-deux démons, faisant partie de l'un où l'autre camp foulent le monde des douze. Orion donne alors le pouvoir de ressusciter une personne à Seifer qui veut faire revenir sa soeur, tuée par Mylaise bien des années avant.
A ce moment, Darken parcourt la Rivière Oubliée, là où vont les âmes tuées par son épée et tente de retrouver James, afin de redonner vie au garçon...


Renaissance, Chapitre 10

Renaissance, Chapitre 10

Casper se réveilla avec une immense douleur dans le dos, le bassin et l'arrière du crâne. Gardant les yeux fermé, il s'assit lentement et passa une main dans ses cheveux, sentant du sang séché. Le goût métallique était également présent dans sa bouche et en se palpant le menton, il sentit à nouveau le liquide séché qui se craquela.
Il ouvrit les yeux et sentit le monde tourner autour de lui. Il repoussa tant bien que mal son envie de vomir et se mit debout en s'appuyant sur son marteau. Il avait de la chance d'avoir survécu, même en étant le fils d'un dieu. Il était inutile de préciser que n'importe quel autre humain normal serait mort sur le coup suite à la chute et il félicita son père d'avoir choisi sa mère, bien des années plus tôt.
Observant plus attentivement les alentours, il aperçut autour de lui des énormes débris, des rochers et il cru même voir un morceau de la tête représentant Rushu. La tour était tombée et le nuage de poussière commençait à peine à redescendre. Jetant un ½il vers le ciel ombrageux, Casper vit des immenses démons qui se faisaient face. Il reconnut Lunix qui lançait un regard méprisant à une créature qui évoquait un soleil, de par l'immense spirale en pointe qui restait en suspension derrière son dos. Ils représentaient visiblement la Lune et le Soleil, puisqu'un croissant lumineux était également apparut derrière Lunix.
« Bon je ne dois pas rester ici, je sens que ça va être explosif », pensa Casper en boitillant vers la porte Nord de Brâkmar, à peine visible d'où il se trouvait.
Il surveilla d'un ½il pas très rassuré les immenses carcasses immobiles au dessus de lui en avançant à travers le champs de débris rocheux. La désolation environnante rendait Casper mal à l'aise qui se retournait souvent, en quête d'un mouvement furtif d'un possible ennemi qui aurait pu le poursuivre. Il n'y avait aucune trace de mort-vivants, à part des os déchiquetés ou rongés et des corps sans-vie, quoi que certains étaient encore agités de spasmes incontrôlables, de l'écume sortant aux commissures des lèvres étroitement fermées en un hurlement silencieux. Ce spectacle macabre dégoûta Casper qui accéléra l'allure, ignorant les relents de pourriture et de sang vicié qui empoisonnaient l'air, déjà lourd et nauséabond à cause de la lave environnante, qui laissait échapper de la fumée qui sentait le souffre. Le sol rocailleux fit souvent trébucher le fils d'Osamodas qui voulait à présent à tout prix quitter cet endroit, si oppressant et sinistre, malsain. Il se jura de ne jamais retourner à Brâkmar. La peur lui tenaillait le ventre, il n'avait encore jamais ressenti cela, il avait du mal à respirer, sa gorge était nouée, sa respiration s'était accélérée. Haletant de peur et d'essoufflement, il atteignit enfin la porte Nord de la ville. Une herse protégeait l'accès au pont de pierre qui enjambait les douves de lave. La muraille de la ville s'étendait de chaque coté, assez épaisse pour résister à un bombardement, flanquée parfois de grandes tourelles dans lesquelles étaient visibles un bon nombre meurtrières qui servaient jadis aux archers et à présent à d'éventuels tireurs d'élites.
Bien heureusement, la herse était relevée et Casper put s'engager sur le pont, dont les bords étaient protégés par des murets de pierre assez usés, effondrés par endroit. Cependant, la pierre semblait résistante et capable de soupeser quelques centaines de soldat. L'Osamodas se dirigea vers le nuage de poussière soulevé par le chaos présent dans le campement qui avait cédé à la panique générale. Reprenant de la contenance, Casper se mit à courir à grandes enjambées vers la cohue. Il dépassa très vite les premières tentes, la plupart complètement enchevêtrées et dans lesquelles des soldats ou des infirmières tentaient de retrouver leurs affaires. Chacun l'ignorait, vacant à ses occupations, certains détalaient même dans l'aridité des landes de Sidimote, sans arme, en hurlant. Ils seraient probablement dévorés par la faune locale, les féroces Scorbutes étant réputés pour immobiliser leurs ennemis avec du venin avant de les dévorer vivants.
Frissonnant, Casper se retourna un instant pour s'assurer que les démons n'avaient pas bougé et se dirigea vers la tente de Carmen. Elle était malheureusement vide, se mettant à paniquer, Casper retourna l'intérieur couvert par le toit de toile, en quête d'un message ou quelque chose. Il ne trouva rien, mais s'aperçut que les affaires de la jeune femme avaient disparues. Avec un peu de chance, elle s'était échappée dès qu'elle avait pu. S'accrochant à cette idée, il ressortit de la tente et c'est à ce moment là qu'il aperçut un avion, beaucoup plus loin. Des centaines de gens se ruaient vers l'appareil en hurlant d'espoir, si ils l'atteignaient, jamais l'avion ne prendrait son envol, aussi, il se mit à courir le plus vite possible et grâce à ses performances de demi-dieu, parvint très vite à rattraper la foule. Il bouscula un soldat édenté à l'aspect miteux et rattrapa les premiers du groupe, des hommes athlétiques aux mollets impressionnants et aux quadriceps saillants qui ne ralentissaient pas, rattrapant très vite l'avion qui commençait à peine à s'ébranler. La porte amovible à l'arrière du véhicule volant commençait déjà à remonter, Casper accéléra l'allure, plus que quelques mètres... en un bond inhumain, il parvint à se hisser à l'intérieur et grogna en se cognant le crâne dans sa chute. Il n'y avait personne, aussi il continua d'avancer et grimpa une échelle jusqu'à se retrouver sur un pallier. De là, il ouvrit une porte et se retrouva dans une longue allée. À chaque côté se trouvaient des sièges, par trois. Des hommes, femmes et même enfants le dévisagèrent longuement tandis qu'il avançait. Il se dirigea vers l'avant de l'appareil et tambourina sur la porte menant aux pilotes. La porte s'ouvrit sur un Sram élancé, ses os cachés par une grande cape dans laquelle il était emmitouflé jusqu'aux pieds, chaussés de bottes épaisses.
Casper ne le connaissait pas personnellement, mais il reconnut Harvey, l'un des hommes de la capitaine Victoria, il fut soulagé de le voir.
 - Harvey ! Votre mission s'est bien passée ? Où sont Victoria et les autres ? Avez-vous l'antivirus ?
Harvey s'assura que Casper pénètre dans la pièce et que la porte soit bien verrouillée avant de lui répondre :
 - La mission est un succès, même si nous avons eu de nombreux morts, notamment Monique Tagoule, Sincyr Conscrit qui s'est révélé être un traître, Ori MacGuy et Erika Stoidla qui a été changée en démon et que nous avons dû abattre. La capitaine et Darken ont également failli y passer, mais nous sommes tous revenus avec l'antivirus. Mlle Tomik est descendue de l'avion pour vous retrouver et elle n'est toujours pas revenue, je ne pense pas qu'elle survive, seule dans les landes...
Casper tenta de digérer le flot de mauvaises – ou bonnes – nouvelles. Le pire était probablement la disparition de Victoria, il ne pouvait pas réellement dire qu'il était triste pour les autres morts, en effet, il ne les avait quasiment jamais connus, bien que leur perte était affligeante pour les survivants.
 - J'espère que la capitaine s'en sortira, reprit Harvey. Je l'apprécie assez bien, c'est une bonne amie, et également une capitaine très fiable.
 - Je l'espère aussi. Dis-moi, saurais-tu si Carmen Ir, une infirmière rousse a réussi à s'engouffrer dans l'avion ? questionna Casper, très angoissé à l'idée que Carmen n'ait pas réussi à rejoindre le véhicule.
 - Je n'en ai aucune idée, allez demander à Vector Maune, il est chargé du recensement de tous les passagers. Bon je retourne superviser le vol, mon copilote n'a pas l'air très doué... à bientôt Casper.

L'Osamodas sortit de la cabine et se mit à la recherche de Maune. Il connaissait ce Roublard, - en dehors du fait qu'il l'avait commandé quelques instants lors de l'assaut de Brâkmar – célèbre gagnant d'un Goultarminator particulièrement meurtrier. Il avait été le seul survivant de son équipe et était parvenu néanmoins à vaincre ses deux adversaires en utilisant la fourberie et la stratégie grâce à ses bombes qui l'avaient sauvé à maintes reprises. Le monde entier avait suivi cette confrontation haletante avec un grand intérêt, le suspens leur nouant l'estomac. Casper pouvait même se vanter d'avoir assister à la finale dans les gradins prévus pour les rares et chanceux spectateurs qui voyaient sous leurs yeux huit concurrents s'entre-déchirer dans une arène adaptée pour les embuscades et remplie de cachettes sournoises. Le combat avait duré trois heures pour s'achever sur la victoire de Vector Maune, qui s'était ensuite retiré dans une paisible retraite, souhaitant oublier toutes les atrocités vécues lors de la compétition.
Il finit par trouver le grand Roublard imposant qui consultait une longue liste devant le regard suppliant d'une vieille femme qui fondit en larme lorsqu'il secoua négativement la tête, ses yeux tristes observant la dame avec tristesse.
 - Bonjour, Maune le salua respectueusement Casper, j'aimerais que tu me dises si une certaine personne est présente ici.
 - Bonjour, Méable, content de savoir que tu ais survécu, dit-il avec un sourire... Quel-est son nom ?
 - Carmen. Carmen Ir.
Le Roublard consulta rapidement sa feuille du regard et s'arrêta un instant sur un nom.
 - Elle est montée à bord et se trouve au siège 58a, je te conseille de vite la retrouver.
 - Merci !
Le c½ur de Casper bondit de joie tandis qu'il se précipitait vers le siège 58a, un immense sourire au lèvres.
Renaissance, Chapitre 10
 
Victoria se trouvait toujours devant Seifer, dont la folie semblait plus évidente à chaque seconde. Le Roublard s'arrachait les cheveux en tournant en rond et en hurlant le nom de sa s½ur, ignorant complètement la jeune fille dont les mains glissaient lentement vers la poche arrière de son jean, dans laquelle dépassait une petite dague à la lame tranchante, finement ciselée, qui valait certainement une petite fortune. Peut être le PIB du village des éleveurs.
Seifer s'arrêta de tourner en rond et lança un regard venimeux à Victoria.
 - Tu me crois stupide ? Si tu tentes quelque chose, tu es morte !
Le Roublard s'immobilisa et se mit à ricaner.
 - J'ai tout ce qu'il me faut, du sang frais pour le rituel, et un corps pour que ma s½ur revienne...
 - Quoi ?!
Avant que Victoria ne puisse faire un mouvement, Seifer s'élança sur elle et la plaqua au sol, appuyant sur son ventre, et sa gorge. La jeune fille suffoqua tandis que les mains puissantes du Roublard enserraient son cou. Il la lâcha. Haletante, elle toussa à s'en déchirer la gorge, rampant vers sa dague qui était tombée un peu plus loin.
Seifer décocha un violent coup de pied dans la poitrine de Victoria. Une vive douleur la paralysa sur place, la faisant hurler, jamais elle n'avait reçu de coups à cet endroit, il lui semblait qu'on l'avait transpercée avec des milliers de lames. Seifer s'avança vers la dague et s'approcha de la jeune femme. Il saisit sa main. Submergée de souffrance, elle ne put que se laisser faire lorsqu'il lui entailla la paume et qu'il recueillit le sang dans une petite fiole.
Il se releva et écarta largement les bras, haussant la voix.
 - Moi, Seifer, fils de Karras, du fait de mon pouvoir reçu par le grand Orion, maître des démons Lune, ordonne au maître des Enfers de libérer ma s½ur, Carly Chaud et de faire pénétrer son âme dans le corps de Victoria Tomik. J'offre le sang de cette dernière afin que ma s½ur puisse revivre dans ce corps !
Un violent éclair déchira le ciel violet, un bruit assourdissant se fit entendre tandis qu'une immense faille s'ouvrait, obscure, dans laquelle un monde apaisé apparaissait. On pouvait apercevoir des grandes bâtisses blanches, entourées d'un jardin resplendissant de clarté, dans lequel poussaient diverses variétés de plantes et de fleurs vives, épanouies. Une mélodie douce et apaisante se fit entendre. Victoria se sentit irrésistiblement attirée par ce lieu si paisible et elle ressentit plus qu'une seule envie : se précipiter dans cet endroit.
Soudain une femme d'une étonnante beauté, qui n'avait pas plus d'une vingtaine d'années apparue. Un châle presque transparent enveloppait son corps à la peau de porcelaine, ses cheveux roux foncés semblaient flotter, tout comme elle qui se déplaçait lentement dans les airs.
Ses yeux étaient fermés, elle semblait dormir, son nez au bout légèrement pointu allait bien avec son visage en forme de c½ur et sa bouche aux lèvres parfaites pour les baisers.
Fascinée par la grâce inconsciente de la femme, Victoria en ignora la douleur et l'attirance qu'elle avait pour l'intérieur de la faille mystérieuse.
Seifer tomba à genoux, sa grande masse secouée de sanglots, ses yeux baignant de larmes salées.
 - Carly, ma s½ur, Carly...
La voix du Roublard vibrait du bonheur d'avoir retrouvé sa s½ur, toute méchanceté ou sournoiserie avait disparue de son regard sombre.
Carly ouvrit les paupières et de somptueux yeux bruns aux reflets dorés se posèrent sur Seifer. La voix qui sortit de la bouche de la jeune femme, révélant des dents blanches et parfaitement alignées était infiniment paisible et emplie d'un amour tel qu'il choqua Victoria.
 - Seifer, mon frère...
Le Roublard ne cacha plus ses larmes et se précipita dans les bras de sa s½ur qui l'entoura avec tendresse.
 - Oh Carly, Carly, Carly ! Je suis si heureux de te retrouver enfin, tu m'as tant manqué... je t'aime tant, ma petite s½ur... je te promets de te protéger pour toujours, je... je t'ai sauvée et je ne laisserai quiconque te faire du mal...
 - Mais Seifer, ce n'est pas moi qui doit être sauvée...
Un éclair d'incompréhension passa dans les yeux humides du Roublard.
 - Quoi ?
 - C'est toi qui doit être sauvé... cette noirceur qui t'entoure, ce mal qui s'est profondément enfoui en toi... oh mon frère, que t'es-t-il arrivé !
 - Tout est de la faute de Darken, il n'a pas su te protéger...
 - Mon heure était venue, et il n'a rien pu faire pour empêcher cela, il s'en est toujours voulu, tu sais, alors que ce n'était pas sa faute...
 - A cause de lui je t'ai perdue !
 - Non, c'était uniquement ma faute, j'ai été trop prétentieuse, j'ai accepté un combat perdu d'avance, et Darken ne voulait pas me révéler sa véritable identité car il craignait de me perdre. Mais maintenant mon frère, c'est à ton tour d'être sauvé.
Arty apparut soudainement aux cotés de sa s½ur, comme elle, il semblait apaisé et lança un regard bienveillant à son frère.
 - Il y a du bon en chacun de nous, Seifer, déclara le Sram, y compris en toi. Détache-toi de ces chaînes qui te retiennent, accepte ta délivrance, et rejoins nous, nous vivrons heureux pour toujours...
 - La ferme, espèce de traître ! Tu t'es toujours fichu de notre s½ur, tu n'as jamais manifesté le moindre intérêt pour elle ! C'est moi qui m'en suis occupé dès la mort de nos parents, et j'ai juré de te faire payer ça un jour, et ça a réussi...
 - Abandonne la haine, reprit Carly avec tristesse, fais-le pour moi, je t'en supplie...
Seifer hurla de douleur, tandis que des miroirs semblaient éclater tout autour de lui. Sa peau sombre de démon redevint couleur chair, ses muscles perdirent de l'intensité, son regard retrouva sa couleur habituelle.
Fascinée et ignorant la douleur qui déchirait toujours sa poitrine, Victoria se releva et observa Arty et Carly avec un respect immense, avant de reporter son regard sur le Roublard.
 - JE NE VEUX PAS ÊTRE FAIBLE hurla-t-il avec rage, tandis que son corps était attiré par l'univers dans lequel se trouvait toujours sa famille.
Il tenta de courir vers le monde des douze mais chuta et fut irrésistiblement attiré. Son corps toucha la mince et transparente limite qui tranchait les deux mondes. Il émit un nouveau hurlement tandis que toute la noirceur était expulsée de son corps et s'évaporait dans l'air.
Il tomba de nouveau et lorsqu'il se redressa, son attitude avait complètement changé. Il enserra son frère et sa s½ur en pleurant de joie, puis la famille se tourna vers Victoria.
Arty prit la parole :
 - Ma chère Victoria, tout repose sur tes épaules à présent dans ce monde et je sais que c'est un immense fardeau pour toi. Mais ne perd jamais espoir, il y aura toujours quelqu'un pour t'aider lorsque la tâche te semblera impossible, toujours quelqu'un sur qui compter. Ne tourne pas le dos à celui qui t'aime d'un amour véritable, et apprends à le chérir malgré les apparences. J'espère te voir que dans de nombreuses années, prends soin de toi, et adresse mes salutations à Casper, Missiz et tous les autres.
Il se retira pour laisser la place à sa s½ur qui s'avança doucement, sereine.
 - Nous ne nous connaissons pas, mais je sais que Darken t'a parlé de moi. Dis lui que je l'aimerai toujours et qu'il m'oublie, il doit refaire sa vie et oublier toutes ses anciennes erreurs. J'ai toujours été heureuse avec lui, et je ne l'oublierai jamais, il sera toujours dans mon c½ur.
Cette fois, ce fut Seifer qui s'avança, il sembla un instant gêné, puis sa voix émue prit le dessus.
 - Je suis désolé de tout ce que je t'ai fait endurer, ainsi que de la trahison de Sincyr. Je suis en partie coupable à son inoculation de la magie noire, et je m'excuse qu'il ait pu te tromper, même s'il n'était qu'une marionnette obéissant à Lunix. Il n'avait aucune conscience de ce qu'il faisait et que son âme repose en paix. J'espère que ta vie sera meilleure car tu mérites le bonheur, tu es une personne bien, même si je ne t'ai jamais connue... à bientôt, Mademoiselle Tomik.
La famille se tint par la main et observa une dernière fois Victoria.
 - Merci ! crièrent-ils en ch½ur avant de se retourner et de s'en aller, tandis que la faille se refermait, ne laissant qu'une mince bourrasque qui ébouriffa les cheveux de la jeune fille.


Renaissance, Chapitre 10

 
James l'observait sans animosité, ses yeux n'étaient emplis que de curiosité et de satisfaction. Le jeune homme, la moitié du corps immergée pour cacher sa nudité avait les bras croisé et semblait attendre une réponse, un léger sourire aux lèvres.
 - Bonjour James.
L'Éniripsa ne répondit pas, se contentant de dévisager Darken avec curiosité qui avait toujours son apparence de Zobal. Il enleva son masque, révélant son beau visage déchiré par la cicatrice et ses yeux gris qui avaient perdu toute leur froideur passée. Ils semblaient seulement tristes, et semblaient même demander pardon. James ne parut pas s'en étonner.
 - Ainsi, tu n'étais pas dans ton état normal lorsque tu m'as tué dit ce dernier d'un ton dégagé
 - Non, la magie noire... commença Isaac.
 - Je sais, le coupa le jeune garçon. Tu n'as pas pu te contrôler et tu es quelqu'un capable d'aimer une femme, oui, j'ai pu ressentir beaucoup de choses ici. Je suis l'un des rares qui arrive à percevoir tes sentiments.
Le Zobal resta silencieux, incapable de bouger devant la voix impitoyable de James.
 - Et maintenant tu es venu me sauver, même si tu n'as aucune idée du moyen que tu dois employer.
 - Bien sûr que si... je le sais, je l'ai toujours su, mais je n'ai jamais voulu le faire. Cette chose est la seule qui me rapproche de mon peuple, sans elle, je serais trop humain, je perdrais toute crédibilité...
 - Mais tu sais que tu dois le faire, et en le faisant tu ne pourras sauver qu'une seule âme que tu devras choisir. Mais comme tu le dis, es-tu vraiment sûr de vouloir le faire ? Es-tu vraiment capable de te détacher de la dernière chose qui te relie à ton peuple ? Es-tu près à faire un sacrifice aussi important pour me sauver moi, un simple humain ? interrogea James, d'une voix toujours aussi froide.
 - TU N'AS AUCUNE IDÉE DU REMORD QUI ME RONGE hurla Darken, tremblant des pieds à la tête.
James ne recula pas et continua de défier le démon du regard.
 - Toutes ces personnes que j'ai tuées, même pas un dixième est de la vermine. Des milliers d'innocents morts à cause de ma folie meurtrière, ET JE NE PEUX PAS LE SUPPORTER ! Je ne suis pas mauvais, je veux tous les libérer mais je sais que je ne peux pas ! Et c'est là que la question se pose ! Pourquoi te libérer toi et pas un autre, pas une jeune fille de cinq ans qui ne cherchait qu'à retrouver les bras réconfortants de sa mère !?
 - Tu veux me redonner la vie à moi car tu l'as promis, et cela te ronge, n'est-ce pas ?
 - Bien sûr que oui ! Je pourrais assister à la résurrection de n'importe quelle personne enfermée ici, et c'est toi que je vais privilégier, car je l'ai promis, et aussi car... quelqu'un t'aime énormément, et que cette personne mérite de te retrouver !
Darken dégaina sa longue épée noire aux reflets sanglants qui semblait pétiller, folle de joie à l'idée de trancher la chair, et de se gorger de sang frais.
Le démon hésita longuement sous le regard intense de James. Allait-il avoir le courage de détruire ce dernier rempart entre lui et le dénigrement de son peuple ? Oui, pour ses crimes il le ferait. Pour James, pour tous ces innocents, pour Victoria.
 - AAAAAAAAH ! hurla le démon en baissant ses mains sur l'épée et en lançant un rayon de magie surpuissant qui la transperça de part en part.
La lame noire sembla se plier, se ratatiner en hurlant pendant de longues secondes, avant d'exploser. Darken se sentit expulsé de son propre domaine dans lequel il ne pourrait jamais plus retourner et se retrouva dans son corps, dans l'avion. Il prit une grande inspiration. Où était James ?


Renaissance, Chapitre 10

La terre, la chaleur du soleil, l'air sur ma peau, le bruit lointain d'un oiseau. Tout cela m'avait tant manqué, presque autant que la présence de Victoria. Je sentis une brûlure dans ma poitrine, je me souvins soudain que le Necros agissait toujours dans mon corps, poursuivant rapidement ma transformation en mort-vivant.
Un cri de stupeur me fit me retourner, abasourdi, j'aperçus Victoria qui courait vers moi, elle semblait si heureuse. Elle n'avait pas changée depuis notre dernière rencontre, toujours aussi belle, son corps gracieux, ses yeux envoûtants. Elle m'embrassa longuement, mon c½ur bondit de joie, ma gorge se serra à cause de l'émotion, tandis que son baiser se faisait plus passionné, sa langue jouant avec la mienne. Avec un sourire, je lui rendis son baiser, caressant ses longs cheveux remplis de poussière, le creux de son dos où commençait ses formes.
Enfin, nous nous détachâmes, ses yeux explorèrent mon visage, ses mains palpèrent mon torse et mes épaules, elle semblait avoir du mal à croire que j'étais réellement là, devant elle et à vrai dire, moi aussi.
Le poison relança une vive douleur et avec un hurlement, je tombai à genoux.
 - L'antivirus ! s'affola-t-elle en fouillant dans ses poches.
Elle finit par sortir une minuscule seringue emplie d'un liquide rougeâtre et injecta la dose dans une veine de mon cou. Une douleur fulgurante me traversa le corps et je tombai au sol, mon corps agité de spasmes. La souffrance était intolérable mais passa rapidement. Je ne sentais plus le virus me ronger les veines, tout semblait normal.
 - Tu as réussi, murmurai-je, stupéfié. Tu as réussi Victoria, je le savais, je te l'avais dit que tu trouverais l'antidote !
Elle se précipita à nouveau dans mes bras. Nous ne nous lassions plus de s'embrasser, de se caresser et de se dire des mots d'amour. Cependant, après un long moment, je me détachai d'elle – non sans regret – et observai les alentours. Je me figeai.
Vingt-quatre démons se faisaient face, un autre hurlait, il semblait appeler Darken, l'écho de sa voix se poursuivant longuement.
 - Nous devons partir d'ici et vite, intimai-je à Victoria qui acquiesça en silence.
Nous traversâmes les landes de Sidimote le plus vite possible.
 - Nous allons passer par les montagnes des Koalaks. Il y a un zaap là-bas, déclara Victoria. Nous nous rendrons à Bonta, où nous avons tous rendez-vous. Une fois sur place, Darken utilisera l'antivirus et nous aurons libéré la première ville.
 - Bien, allons-y !
Nous nous dirigeâmes donc vers la grande montagne des Koalaks, cachée par les abords d'une grande gorge, dans laquelle disait-on, Skeunk batifolait avec des Sadidettes. La roche noire n'avait aucune prise pour permettre une escalade, nous dûmes donc faire le tour et entrer dans un territoire sauvage, déserté depuis longtemps par les dragodindes. Au bout de trois longues heures de marche sans bien heureusement rencontrer aucun démon gigantesque, nous atteignîmes enfin la petite ouverture encastrée dans la roche et cachée par des herbes grimpantes aux fleurs rouges que nous franchîmes. Le décor changea aussitôt. Le sol possédait une herbe bien verte et fournie, des longs orchidées freyesques parfois visibles, bien cachés à l'ombre d'arbres plus grands. Certains vestiges de statues de dragodindes étaient également visibles.
Nous farfouillâmes longuement le village abandonné, aux maisons usées dont le bois pourri menaçait de tomber à chaque moment, et recouvertes de végétation dense. Ces lieux avaient quelque chose de sacré, comme un héritage ancien qui refaisait surface, Victoria et moi restâmes longuement ébahis en regardant autour de nous. Nous arrivâmes devant un Zaap, son anneau de pierre sortant du sol en un demi-cercle. Il semblait «éteint », n'émettant aucune lumière bleuâtre. Le choix des destinations, gravé sur la pierre était très restreint. Bonta, qui devait posséder cet endroit à l'époque de la chute humaine, Sufokia et le château d'Amakna. Je choisis la ville du bien mais rien ne se passa. Un éclair de colère me traversa soudainement, et je dus me retenir pour ne pas frapper le morceau de pierre, risquant au passage de me blesser. Je pris appui contre le Zaap, haletant avec difficulté, cela ne m'était jamais arrivé. Victoria m'observa avec inquiétude mais ne dis rien, se contentant de me dévisager.
 - Rien de méchant, ne t'inquiète pas, la rassurai-je avec un sourire. Bon, tu sais comment faire ?
 - Il suffit de regarder la console de maintenance qui est encastrée derrière l'un des piliers pour voir l'état, il est peut être simplement éteint. expliqua-t-elle comme si c'était la chose la plus logique au monde.
 - Comment sais-tu cela ? demandai-je, ébahi en l'observant se pencher et farfouiller les commandes.
Je détournai le regard alors qu'elle m'observait avec un sourire tentateur, remuant des hanches. Elle rit et appuya sur un bouton. Aussitôt, le Zaap s'illumina, le bleu se reflétant sur nos visages.
 - Après toi, dis-je avec un sourire.
Elle me prit la main et sans hésitation, traversa le Zaap.


The best chapitre :D ! La suite un jour ! 
 

 

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Comments :

  • Visiteur

    17/12/2013

    Aucune compassion pour les gentil lecteur. On a meme pas le droit aux erreurs^^
    Ossa-calme

  • Dark-phire

    16/12/2013

    Visiteur wrote: "en meme temp casper est un gentil fantome donc dure de le tuer ( et c'est notre ami^^) ======> je sort XD
    Ossa-calme
    "

    Nul.

  • Visiteur

    16/12/2013

    en meme temp casper est un gentil fantome donc dure de le tuer ( et c'est notre ami^^) ======> je sort XD
    Ossa-calme

  • Dark-phire

    17/12/2012

    Team-TKL wrote: "Swagg attitude en fait CaspeR n'etait pas mort :D"

    Increvable ce mec xD

  • Team-TKL

    17/12/2012

    Swagg attitude en fait CaspeR n'etait pas mort :D

  • OLF-94

    12/08/2012

    Ok pas grave, jattendrais, je viendrais dans ton blog tous les jours un peu comme d'habitude^^.

    #Largen

  • Dark-phire

    12/08/2012

    OLF-94 wrote: "Ah ok j'ai compris, merci^^ et la suite c'est ce vendredi ?

    #Largen
    "

    Non je ne sais pas quand :S

  • OLF-94

    12/08/2012

    Ah ok j'ai compris, merci^^ et la suite c'est ce vendredi ?

    #Largen

  • Dark-phire

    12/08/2012

    OLF-94 wrote: "Quelle chapitre ! Casper qui est vivant :). Seifer qui ramène à la vie sa s½ur, et on revois Arty, j'avoue que celui la étais pas mal, enfin, comme tous les autres^^..
    Sinon James qui revie ! Mais Darken, sa veut dire qu'il n'as pas de pouvoir car il a ressuscité James ? J'ai un peu mal compris ce passage.
    Victoria a telle bien allumer le zaap de Bonta x) ? Et sinon je pense savoir la suite de Rennaissane, sa va parler de Casper non ?

    #Largen
    "

    Il ne la ramène pas à la vie, c'est elle qui le ramène dans un genre de paradis !

    Si il a toujours son pouvoir mais il a perdu son épée qui était en quelques sortes le symbole du fait qu'il était démon
    Oui elle l'a bien allumé et tu verras pour la suite :D

  • OLF-94

    12/08/2012

    Quelle chapitre ! Casper qui est vivant :). Seifer qui ramène à la vie sa s½ur, et on revois Arty, j'avoue que celui la étais pas mal, enfin, comme tous les autres^^..
    Sinon James qui revie ! Mais Darken, sa veut dire qu'il n'as pas de pouvoir car il a ressuscité James ? J'ai un peu mal compris ce passage.
    Victoria a telle bien allumer le zaap de Bonta x) ? Et sinon je pense savoir la suite de Rennaissane, sa va parler de Casper non ?

    #Largen

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