Infectés : Chapitre 9

Voilà, je l'ai écrit d'un coup, cette nuit, j'espère que cet avant dernier chapitre vous plaira. Laissez votre avis !
 
Infectés : Chapitre 9
Infectés : Chapitre 9
 
Le vent hurlait, projetant les flocons de neige tombant du ciel blanc, s'enroulant autour de mes jambes ankylosées par le froid mordant de l'air.
Deux armées se faisaient face.
Celle, insignifiante comparée à l'autre constituée de créatures diverses, les Givrefoux, les Gloursons et les créatures des Larmes d'Ouronigride, étrangement invisible, à cause du vent chargé de glace.
À la tête de notre armée, nous pouvions trouver toutes sortes de créatures ressemblant à des horloges, créations du Comte Harebourg. Ce dernier était accompagné de Missiz Frizz, Arty et Tengu Givrefoux.
J'étais pour ma part, attribuée à l'unité Epsilon 7. Nous étions huit dedans, Victoria, Célia, Johnny, Moon, deux Maho Givrefoux à l'air menaçant, un Glouragan plutôt vieux mais qui avait connu maintes batailles, et moi, qui serrais Lueur entre mes mains gantées mais tout de même glacées.
Le Glouragan, notre chef nous déclara son nom : Gloufok le conquérant, il était maître d'une partie de la ruche Glourson et possédait le titre de comte. Il ajouta, avec un ton menaçant que quiconque oserait se moquer de lui, en subirait les conséquences. Je me promis de ne pas l'offenser.
En face de notre frêle armée, se trouvait des centaines et des centaines de morts-vivants, qui se tenaient debout, leur carcasse maigre ballottée par le vent. Une autre partie des ennemis étaient constitués des créatures servant le Korriandre : des arbres vivants, des champignons géants et autres plantes bizarres. Enfin, un petit groupe solitaire se détachait. Probablement les généraux d'Isaac.
Une trompette retentit soudain, son son faisant taire les brouhahas venant des deux masses. Enfin, dans des hurlements de rages – mugissements pour les zombies, les deux camps s'élancèrent l'un vers l'autre.
 
 
                                                                       *
 
Je tranchai la tête d'un zombie d'un geste vif, et découpai un autre en deux. Notre équipe avançait parmi les rangs ennemis sans subir de dégâts et en ravageant tout sur son passage, seulement, le flot d'ennemis ne semblait jamais se tarir, et nous serions bientôt épuisés.
Gloufok balançait un marteau couvert de miel, accrochant les crânes fracassés de ses ennemis. Il se battait avec élégance, dextérité et furie, malgré son grand âge, il ne semblait pas fatigué.
 - Derrière-toi ! Hurla une voix féminine.
Je me retournai à temps pour voir une longue dague au tranchant légèrement recourbé se ficher dans la tête d'une Mérulette qui s'effondra aussitôt.
Je remercia Célia d'un hochement de tête. La jeune fille se plaça dans mon dos, couvrant mes arrières, tandis que je couvrais les siens. Le sang pleuvait, jaillissant des corps mutilés comme d'une fontaine. Nous portions tous un masque afin d'éviter d'avaler par mégarde du sang contaminé du Nova.
J'aperçus soudain un grand Xélor, aux bandelettes usées et armé d'un marteau recouvert de sang s'approcher de nous. Ses bandelettes avaient disparues autour de sa bouche, laissant voir une mince fente semblable à une déchirure, qui se tordit en sourire. Ses yeux brillèrent d'une lueur démente.
 - On m'a envoyé ici pour m'occuper de vous, apparemment vous faites trop de ravages, cria-t-il d'un voix forte, en caressant son marteau d'un air insouciant.
 - Alors viens nous affronter, rugit Gloufok en brandissant son Glouragan.
Les deux Maho Givrefoux de notre équipe s'élancèrent en grognant.
Cela se passa en un éclair. Une aiguille transperça l'½il gauche d'un des deux ours géant, l'autre, sa propre griffe le transperça après que le Xélor eut renvoyé l'attaque. Ils tombèrent à ses pieds. Il ricana.
Gloufok hurla, son marteau partit à une vitesse alarmante en direction de la tempe du Xélor qui se baissa au dernier moment et balança son arme dans les jambes du Glourson qui réussit à parer. Le choc des armes fit un bruit épouvantable, les bras de la vieille créature tremblèrent.
L'ennemi invoqua une aiguille et la balança dans le visage de Gloufok qui se protégea de son bras qui fut transpercé.
 - On doit l'aider ! M'écriai-je, brandissant Lueur et m'élançant vers le Xélor mystérieux.
Celui-ci sourit et me lança un ralentissement qui me stoppa net. Une deuxième aiguille apparut alors dans sa main. Il la lança dans ma direction.

 
                                                                      *

 
Missiz Frizz parvint à balafrer la joue de N, d'un revers complexe. Elle lança une frappe de Xélor qui propulsa l'Éliatrope à terre et le Comte Harebourg, brandissant un long bâton, tapa le corps de N de toutes ses forces.
Isaac se releva en enfilant un masque du Psychopathe, courut vers Missiz et l'attaqua. Elle para avec sa lame aiguille, et répliqua en lançant une longue série de figures complexe qu'Isaac para aisément.
N s'était relevé et faisait face à Harebourg, Missiz et Isaac ne leur prêtèrent pas attention et continuèrent leur duel.
La lame de la Xel glissa autour de celle du Zobal et d'un geste sec, elle le désarma et rattrapa son épée. Elle se mit à attaquer avec les deux armes mais Isaac invoqua un bouclier de vie à temps.
Il se dégagea à l'aide d'une libération qui envoya la femme s'écraser contre un rocher enneigé. Il en profita pour se précipiter vers elle et récupérer sa lame. Il allait l'abattre mais fut soudain incapable de bouger. Seuls ses yeux acceptaient de lui obéir. Il vit du coin de l'½il, le Comte Harebourg se redresser péniblement, ses mains agitée formaient des symboles complexes, qu'il brandissait devant N qui s'apprêtait à lancer un rayon de puissance sur le vieux mage.
De toute évidence, les deux luttaient à mort, et un seul s'en sortirait de ce combat. Isaac reporta son attention sur Missiz, également figée, qui fixait cependant Harebourg avec horreur. Le champ de bataille entier ne pouvait plus bouger, chacun adoptant une pose offensive ou défensive.
Soudain, le Rayon réussit à percer. Il traversa Harebourg ainsi qu'une dizaine de guerriers derrières, alliés comme ennemis.
Le maître de Frigost s'écroula dans la neige, le temps revint brusquement, N poussa un rugissement de victoire en observant, satisfait le cadavre du défunt comte.
Isaac taillada la poitrine de Missiz, faisant voler des bandelettes et laissant apparaître une entaille sanglante d'où le liquide vital s'écoulait à flot. Elle hurla, et alors qu'Isaac allait l'achever, se téléporta.
Il poussa un rugissement de colère et de frustration et lança une Furia sur une Mofette qui explosa sous le choc.
 
 
                                                                         *
 
L'aiguille semblait progresser vers moi à une lenteur désespérante, le temps semblait ralenti. Fermant les yeux, j'acceptai cette fin, au combat. Cependant, l'idée de mourir, si jeune, à seize ans me désespérait, je n'avais pas connu tant de chose de cette vie. La douceur d'une femme, la chaleur d'une maison, l'amour de mes enfants...
Puis soudain elle apparut, cette silhouette qui se jeta devant moi, la peur me saisit lorsque je reconnus le visage de celle, qui allait donner sa vie pour moi. NON ! Je devais tenter quelque chose.
Le temps repris soudain son cours tandis qu'un hurlement de victoire retentissait et elle fut transpercée par l'aiguille.
 - NON ! Hurlai-je d'une voix angoissée, tandis que Phire défonçait le crâne de Gloufok à l'aide d'une frappe de Xélor, le doigt pointé négligemment vers le vieux Glourson qui s'écroula, répandant des morceaux d'os brisés, de sang et de cervelle sur le sol glacé de Frigost.
Phire éclata de rire et m'observa avec malveillance.
Si elle s'était sacrifiée, ce n'était pas pour que sa mort soit vaine et que je succombe à mon tour sous les assauts de ce Xélor. Il avait déjà anéanti la moitié de mon équipe, et il ne tuerait plus personne.
Avec un hurlement de rage, Lueur semblant briller de mille feux entre mes mains, je m'élançai vers Phire qui m'observa avec ironie.
Je brandis mon arme au dessus de ma tête et l'abattit de toutes mes forces sur mon ennemi qui para à l'aide de son long marteau.
Il me repoussa, fit apparaître une nouvelle aiguille dans sa main gauche et tenta de me poignarder le flanc.
J'esquivai de justesse et me lançai dans une série d'attaques furieuses et puissantes qu'il esquiva ou bloqua sans peine. Puis il se mit à attaquer lui. Je repoussai chaque coup mais ils se répercutaient le long de mon bras droit, jusqu'à l'épaule, je me mis bientôt à souffrir et dû m'écarter de Phire pour me lancer un mot curatif.
 - Tu es faible ! Cracha Phire d'une voix venimeuse en me lançant un regard haineux. Jamais tu n'atteindras mon niveau, tu n'es même pas capable de protéger tes amis – il désigna le corps sans vie.«    " "Comment veux-tu pouvoir me vaincre ? Tu dois déjà te soigner, misérable Éni, une classe faible et inutile. Je vais te briser, rien ne peut me vaincre, pas même Isaac que j'éliminerai bientôt, crois moi ! Maintenant il est temps d'en finir avec toi, misérable insecte. MOMIFICATION ! »
Sa robe usée disparue sous des bandelettes qui l'étaient plus encore, d'une couleur jaunâtre, sale. Ses yeux rouges devinrent plus sombres, vitreux, entourés d'obscurité et de fumée. Une odeur rance se dégagea de Phire qui éclata d'un rire rugueux, dément.
 - RIEN NE PEUT M'ARRÊTER !
Ses deux mains se joignirent et me visèrent. Je ne pouvais pas lui échapper. Du coin de l'½il, je vis Moon qui courait vers moi à toute vitesse, suivi d'hommes en uniforme de la bourgade... ils étaient enfin là...
 - RAYON OBS...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, un long membre le transperça et se prolongea loin derrière son corps avant d'effectuer une brusque pression, qui arracha la partie droite du corps de Phire qui émit un gargouillis d'agonie.
Il retomba sur le sol tandis que ses entrailles se déversaient sur le sol et que son corps était secoué de spasme.
Je me retournai. Johnny relançai son bras... dans ma direction.
Une secousse me secoua et je fus projeter à terre tandis que le bras déformé passait au dessus de moi et transperçait un soldat qui eut la tête arrachée.
J'observai mon sauveur. C'était Arty.
 - Nous sommes en train de perdre, murmura-t-il. Harebourg est mort, Johnny a été vaincu par le Nova, Missiz est blessée et N fait des ravages dans nos lignes. À présent, nous devons abattre nos propres hommes...
Nous nous levâmes, nous regardâmes un instant et avec un signe de tête, courûmes vers Johnny, qui n'était plus qu'une marionnette obéissant au seul besoin de tuer. Ses yeux malveillants se posèrent un instant sur nous et son bras déformé avança à une vitesse folle en direction d'Arty qui se décala sur le coté, et abattit deux longues dagues qui coupèrent le membre comme une tranche de viande d'agneau : tendre.
Je m'élançai de mon coté Déjà, le bras immonde repoussait et tentait de me faucher mais je me jetai au sol.
Cependant, il me fit chuter en le faisant balayer le sol, Arty, quant à lui l'esquiva habilement et se jeta sur le scientifique qui chuta sur le sol.
Arty leva sa dague en immobilisant les mâchoires de Johnny qui tentait de le mordre. Alors qu'il allait le tuer, l'Iop se dégagea et son bras heurta le Sram avec une violence inouïe, provoquant un craquement sinistre. Arty roula sur le sol et ne se releva plus.
Johnny s'approcha de lui, je devais attirer son attention...
 - Hé !
Il se retourna, son tentacule de bras à ma poursuite. Je me mis à courir autour du scientifique, au début, faisant de larges cercles et me rapprochant de plus en plus. Il allait se jeter sur moi. Lorsqu'il fit mine de sauter, je roulai sur le coté tandis qu'il s'étalait sur le sol et s'empêtrait dans son bras qui devait faire dans les dix mètres.
Serrant Lueur, je me précipitai, m'arrêtai devant lui et hésitai.
Il se releva, son bras reprit une longueur normale. La tête basse, ses cheveux cachant ses yeux, il s'approcha de moi.
J'hésitai à nouveau, il m'avait sauvé la vie un jour, et c'était une dette que je n'oubliais pas.
Mais le scientifique était mort, seul un mort-vivant, une âme dépourvue de conscience, ne songeant qu'à faire le mal l'avait remplacé.
Sans plus me poser de question, je levai Lueur et tandis qu'il se jetai sur moi, je lui coupai la tête d'un geste vif, au niveau des lèvres inférieures.
Son corps tomba lourdement sur moi tandis que le sang me giclait au visage et que son crâne roulait sur le sol.
Épuisé, je fis un dernier effort colossal pour repousser le corps sans vie. Ensuite, je fermai les yeux et écoutai les battements de mon c½ur, rapides. L'angoisse me serrait le ventre, j'avais un n½ud dans la gorge, mais je me relevai tout de même et me dirigeai d'un pas lent, traînant vers le corps d'Arty. J'espérais que le Sram était encore en vie.
À mon grand soulagement, il se redressa au moment au je me laissai tomber à coté de lui. Il me dévisagea longuement :
 - Bien joué petit. Mais ce n'est pas fini. Il y a encore tant à faire...
J'acquiesçai et tournai la tête vers elle. Son corps était toujours étendu, l'aiguille traversant son corps gracieux n'avait pas disparue.
Des larmes roulèrent le long de mes joues, j'avais envie de hurler ma douleur et mon chagrin.
 - Pas encore murmura Arty d'une voix douce. Je sais que c'est difficile, mais nous devons d'abord nous assurer de gagner cette guerre...
 - Je sais...
 
 
                                                                          *
 
La bataille avait progressé autour d'une grande faille dans le sol qui laissait apercevoir des vides abyssaux. Les deux armées étaient diminuées, en particulier la notre, décimée par N. Il devenait essentiel de l'éliminer. Certes, nous avions tué l'un des atouts majeurs d'Isaac : Phire, mais la plus grande menace était encore debout, massacrant sans vergogne, avec fureur et avidité.
Isaac ne quittait pas N d'une semelle, protégeant ses arrières, ce qui nous empêchait d'éliminer l'Éliatrop qui semblait invincible.
Un Éni aux ailes déchirées et aux cheveux noirs protégeait également N en permanence, le bombardant de soins et de protections. Nous devions commencer par lui.
Sandor Nitorynk ricana en me voyant approcher et brandit une baguette qui envoya un rayon meurtrier qui me rata de peu. J'avançai plus vite, esquivai un deuxième coup de baguette et abattit Lueur sur l'arme qui se coupa en deux.
Sandor jura et dégaina un Sabre Ayassalama. Lueur sembla rire devant la médiocrité de cette arme et au bout de quatre attaques, l'ébrécha. La cinquième la fit voler en éclat et la sixième trancha trois doigts à Sandor qui tomba à genoux en hurlant de douleur.
Je n'avais plus aucune pitié, je ne pardonnai pas le meurtre qui avait été commis. Alors qu'il me suppliait de ne pas le tuer, je le transperçai d'un coup et laissai Lueur dans son corps. Elle s'abreuva de son sang et sa puissance circula à nouveau le long de mon bras, telle une décharge électrique.
Arty occupait Isaac.. je m'élançai donc vers N qui se tourna vers moi et brandit une sorte de pique de glace que Lueur laissa intact.
Mes assauts étaient violents, j'étais épuisé, mais la rage, la colère me permettait de tenir, de me dire que je ne devais pas abandonner. Pas encore.
Chaque réplique de N me brûlait le bras, chaque coup de poing m'ajoutait une ecchymose qui deviendrait noirâtre. Le sang s'écoulait de mes lèvres fendues, ma jambe gauche saignait à cause d'une estafilade superficielle mais douloureuse... Mon corps entier me criait d'abandonner, mais je continuai.
N semblait impressionner que je sois encore en vie, moi-même je l'étais, je cherchais la moindre faille dans le jeu d'arme de l'Éliatrope, il ne semblait pas y en avoir...
Puis je la trouvai enfin... j'exposai volontairement mon flanc, avec un rugissement de victoire, il m'infligea une blessure douloureuse... Je m'avançai, enfonçant son pique dans mon corps et d'un geste désespéré, tranchait sa gorge.
Il porta la main à son cou, tentant de contenir le sang qui coulait de la blessure. Mortelle.
Il eut un air ahuri, puis un sourire de compréhension. Enfin, il s'écroula. Moi aussi.
 
 
                                                                       *
 
 
Je souffrais atrocement, ce qui prouvait au moins une chose : j'étais en vie.
J'ouvris les yeux et fut éblouis par un plafond blanc. Je me relevai d'un coup, ce qui me procura une douleur immense dans le flanc gauche. Je l'ignorai.
Je me trouvai dans une petite salle, il n'y avait qu'une seule personne présente. Missiz Frizz.
Son ½il bleu m'observait avec inquiétude et... pitié.
 - Que s'est-il passé ? Qui a gagné ? Où sont mes amis ? Où suis-je !? Demandai-je aussitôt.
 - Du calme, exigea-t-elle.
Je fermai la bouche et l'observai.
 - Peu après la mort de N, Isaac a été submergé par nos forces et s'est enfuit en compagnie de Laura Ticide, ils ont pris un avion, il nous est donc impossible de les rattraper dans l'immédiat. Nous avons donc gagné.. tu te trouves dans l'infirmerie de la mairie de la Bourgade. Arty t'attend.
 - Très bien. Je.... je vais le voir.
 - D'abord, laisse moi te changer ton bandage.
Je baissai les yeux et m'aperçus que j'avais rouvert mes points de sutures qui refermai la blessure infligée par N.
Missiz se pencha vers moi, ses mains n'étaient pas couvertes de bandelettes et semblaient propres.
Elle dû me refaire des points de sutures, je m'efforçai de ne pas hurler. Il n'y avait pas d'anesthésie, la douleur était horrible.
Enfin, ses mains, agréablement douces posèrent un nouveau bandage autour de mon ventre, couvrant mon flanc blessé, déjà recouvert d'une grand pansement.
 - Voilà, fit-elle en s'écartant. Tu peux y aller.
Je me levai précautionneusement et sortais dans un couloir peu éclairé. Arty, également recouvert de bandages au ventre, et au bras droit m'attendait. Il m'accueillit en silence, d'un signe de tête et se mit à marcher, je le suivis.
Il s'arrêta devant une porte, noire et m'invita à entrer. Lui n'entra pas et referma, je me retournai et explorai la pièce des yeux.
Elle était froide, vide, seulement meublée d'un grand lit, caché par des rideaux noirs. Le chagrin me serra la gorge, mais je m'avançai tout de même et écartai le rideau.
Longtemps je pleurai, pleurai, sans m'arrêter, je pensais à tous ses moments qu'on aurait pu vivre, des moments de joie et de bonheur, mais de malheur, de désespoir, de chagrin comme à présent.
Je saisis délicatement le corps gracieux et sortais, malgré la douleur dans ma jambe, je sortis de la mairie. Dehors, la nuit était installée depuis longtemps, la lune cachée par les nuages sombres qui déversaient sur moi un fine bruine. Je déambulai à travers des rues sombres, vides, il n'y avait aucun passant. Personne.
Je m'arrêtai dans un grand parc, recouvert de neige et déposai le corps délicat. Je lui lançai un dernier regard, mes larmes coulèrent à nouveau.
Ma haine envers Isaac remonta d'un coup en moi, l'envie de hurler me repris et je le fis.
Je criai ma rage, mon désespoir, mon chagrin dans la nuit noire, entendu seulement par le murmure du vent...
Je m'écroulais à genoux et observai la lune qui apparaissait, timide, se détachant nettement dans le ciel sombre.
 - Je ne t'oublierais jamais, murmurai-je avec amour.
Je me redressai, regardai une dernière fois son visage et me détournai, laissant le corps de Célia derrière moi.


Infectés : Chapitre 9

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Comments :

  • Dark-phire

    05/07/2012

    Grostasbarbu wrote: "Puissante la fin :o)"

    :D

  • Grostasbarbu

    05/07/2012

    Puissante la fin :o)

  • Ephaiistos

    05/05/2012

    Et co toi un peu j'te voie plus :D

  • Ephaiistos

    05/05/2012

    Tu m'as dit " aujourd'hui " enfoiré t'as pas tenue promesse xD

  • Dark-phire

    04/05/2012

    Ephaiistos wrote: "OMG , Dépêche de pondre un article Dofus !"

    aujourd'hui

  • Ephaiistos

    04/05/2012

    OMG , Dépêche de pondre un article Dofus !

  • Dark-phire

    03/05/2012

    OLF-94 wrote: "1 seul com's pour une histoire tellement dramatique/ d'aventure/ de combat/ de tristesse, bref tu t'est encore SURPASSER !!! Pauvre Celia :,( :,( :,( Et tout ces braves guerriers mort ! Phire n'a pas su tenue sa promesse d'etre Invincible mdr, un coup, une seconde : mort ! LOL ! Ah mon cher Phire, tu me fera rêver combien de temps avec ton histoire ^^ en attente du 10eme, Bonne continuation ! :D"

    Merci bien :)
    Je pense que tu seras surpris de la fin !

  • OLF-94

    02/05/2012

    1 seul com's pour une histoire tellement dramatique/ d'aventure/ de combat/ de tristesse, bref tu t'est encore SURPASSER !!! Pauvre Celia :,( :,( :,( Et tout ces braves guerriers mort ! Phire n'a pas su tenue sa promesse d'etre Invincible mdr, un coup, une seconde : mort ! LOL ! Ah mon cher Phire, tu me fera rêver combien de temps avec ton histoire ^^ en attente du 10eme, Bonne continuation ! :D

  • Mysterius-Maimane

    02/05/2012

    :)

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